UNDERWORLD: AWAKENING
2012
RÉALISATION: Mans Marlin et Björn Stein
SCÉNARIO: Lens Wiseman, John Hlavin et Allison Burnett
AVEC: Kate Beckinsale, Stephen Rea, Micheal Ealy, Theo James et India Eisley
En sortant de la salle de cinéma, mon collègue Dany Champagne m’a dit: “ Ah ouais? Ils ont de la poutine au cinéma?” En me retournant, j’ai vu une annonce qui, effectivement, annonçait que l’on pouvait se procurer une délicieuse poutine au comptoir alimentaire. Sauf qu’au départ, ma première réaction fut de me dire “ Ben oui! C’est vrai qu’Underworld c’est comme une poutine!». Ça a l’air peut-être ben bon, mais c’est loin d’être nourrissant.
La guerre ne fait que commencer! Comme si les vampires et les loups-garous n’en avaient déjà pas assez les bras avec les uns les autres, voilà que les humains prennent connaissance de leur existence et leur déclarent la guerre. Douze ans plus tard, Selene se réveille dans un labo inconnu et s’échappe grâce à l’aide du Sujet #2, qui se retrouve à être sa fille, une hybride. C’est donc dans ce monde futuriste et sans créatures surnaturelles que Selene devra se trouver une nouvelle place et découvrir ce que le mystérieux labo lui voulait.
Avant toute chose, j’aimerais mentionner que je n’ai absolument rien contre ce genre de films, c'est-à-dire des œuvres pompées à l’adrénaline et anémiques en scénario. Je pense, honnêtement, que lorsqu’on mélange un film d’action avec un excellent scénario dirigé par une main de maitre, on peut se retrouver avec de superbes classiques, tels que Terminator 2 ou Inception. Malheureusement, la saga Underworld est loin de faire partie de la même catégorie que ces prestigieux films.
Ce qui ne l’empêche pas nécessairement de faire sa job, c'est-à-dire de nous divertir. Dès que les premières images sont apparues, j’ai senti mon cerveau mettre son pyjama, souffler sur sa chandelle et s’emmitoufler dans une chaude couverture tout en ronflant en projetant des « Zzzzz » dans les airs. Underworld: Awakening ce n’est que ça, un divertissement gras et sans valeur nutritive qui nous fait quand même passer un pas pire moment. Et c’est dû à quoi? L’incessante enfilade de scènes d’action. En veux-tu? En v’là!
Et c’est pas mal l’étendue de ce que je peux dire de positif sur le film. Non pas qu’il soit bourré de défaut ( malgré quelques-uns dont nous parlerons plus tard). En fait, c’est que c’est principalement ce que le long métrage a à nous offrir ! Les cinéastes Mans Marlin et Björn Stein savaient très bien cela et on mit le paquet avec des effets à gauche et à droite, des Scènes d’action endiablées et plus encore. Underworld : Awakening a l’air d’un énorme jeu vidéo et s’assume très bien, un peu trop même!
Mais c’est sur que si l’on recherche un peu plus dans un film que de l’action, Underworld : Awakening risque de vous mettre à la diète sévère. Le scénario est mince comme une feuille de papier. Il y a trois actes dans le film et chacun d’eux possède son lieu. Trois actes, trois lieux, mais une pléiade de répliques à l’eau de rose à propos de l’importance de se battre pour défendre ceux que l’on aime et ses valeurs. Toutes ses phrases déjà remâchées des millions de fois dans des films tels que Braveheart ou 300. Et n’approchons même pas le sujet des personnages, car nous n’apprenons absolument rien de nouveau sur ceux-ci. Même pour les nouveaux personnages tels que la fille de Selene. En une heure et demi, tout ce que l’on apprend sur elle c’est que c’est la fille de Selene et que, comme The Hulk, vaut mieux ne pas la mettre en colère. C’est malheureusement très dommage, car on sent bien que la série Underworld se force pour créer un univers unique. Mais Awakening n’est certes pas le candidat parfait pour explorer plus profondément cet étrange monde.
Je suis sorti du cinéma ni frustrer ni en extase, seulement sur le neutre après avoir passer une correcte heure et demi. Et, même douze heures plus tard, je ne sais pas trop quoi penser d’Underworld : Awakening si ce n’est que, si son but était de me faire passer le temps sans me forcer le coco: mission accomplie!



• Monde Infernal: L'Éveil (version française/Québec)


• Underworld (2003)
• Underworld: Evolution (2006)
• Underworld: Rise of the Lycans (2009)


• Blade (1998)
• Daybreakers (2009)
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