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URBAN LEGENDS: BLOODY MARY2005
RÉALISATION: Mary Lambert À peine trois mois avant sa sortie en DVD, personne ne connaissait l'existence de cette deuxième suite à Urban Legend. Plusieurs se sont questionnés à savoir pourquoi Urban Legends: Bloody Mary n'a pas bénéficié d'une sortie en salle comme les deux autres films de la série. En regardant le film, j'ai eu une réponse assez claire ! En 1969, trois adolescentes se font droguer dans le but d'être abuser par leurs petits copains. Du groupe, la jeune Mary Donner résiste et se fait battre à mort par son copain. Ce dernier cache le corps dans un coffre situé au sous-sol de l'école qu'ils fréquentent. Trente-cinq ans plus tard ... Trois jeunes collégiennes réveillent le fantôme de Mary à l'aide de la légende urbaine de "Bloody Mary" qui, selon la version, consiste à répéter plusieurs fois "Bloody Mary" devant un miroir pour voir apparaître son fantôme. Celui-ci commence à s'en prendre aux jeunes les plus populaires de l'école en utilisant le thème des légendes urbaines pour commettre ses meurtres. Samantha Owens, une des trois filles responsables du retour de Mary, découvre que le fantôme s'en prend aux enfants de ceux qui lui ont fait du mal à elle et ses amis. Samantha devra trouver ce que Mary désire pour que les meurtres arrêtent. Mis à part quelques références subtiles, ce film n'est une suite que de nom et n'a aucun lien avec les deux premiers Urban Legend. Beaucoup d'emphase a été mis sur le fait que la réalisatrice de Pet Sematary, Mary Lambert, soit responsable de Urban Legends: Bloody Mary. Lambert n'a pas réalisé de bons films depuis son succès de 1989, et Urban Legend 3 ne fait pas exception. Ici, elle ne bénéficie pas d'un scénario de Stephen King et ça paraît. Son film est inoffensif et ennuyant. Le problème principal réside dans le script qui ne sait pas où donner de la tête. L'histoire consacre la moitié de son temps sur les meurtres suivant le thème des légendes urbaines et l'autre moitié à développer le personnage de "Bloody" Mary. Elle aurait pu être intéressante si elle n'était pas une pâle copie des fantômes dans The Ring et The Grudge. En fait, la partie "meurtres par légendes urbaines" semble avoir été greffée au scénario dans le seul but de pouvoir porter le titre Urban Legend et ainsi vendre beaucoup plus de DVD (ça a marché dans mon cas !). Sur papier, les scènes de meurtres sont bien pensées. Malheureusement, elles sont très mal transmises à l'écran par Lambert et trop peu nombreuses (seulement quatre reliées aux légendes). Les meurtres sont donc plus involontairement drôles que percutants. Je dois avouer que la scène des araignées est très réussie, malgré l'usage d'effets spéciaux douteux. C'est d'ailleurs la meilleure scène du film. Les scénaristes ont aussi essayé d'incorporer le thème de la drogue du viol, mais ils n'osent jamais vraiment s'attaquer au sujet sérieusement. Dommage, car l'idée aurait pu donner un film très traumatisant. Les personnages sont clichés, mal développés et, pour la plupart, mal interprétés. Visuellement, le film me faisait penser à un épisode de la série Goosebumps. Ce n'est pas très flatteur puisque cet émission était destinée aux 7 à 13 ans. Les effets spéciaux sont peu nombreux, mais lorsqu’il y en a, on les remarque... pour les mauvaises raisons. Dans le genre, j'ai vu pire. Urban Legend 3 n'est pas complètement raté. Comme je le mentionnais, la scène des araignées est réussie (quoique qu'on est loin de celle dans The Beyond). Les autres scènes de meurtres, bien qu'elles soient plutôt ratées, m'ont bien fait rire. Une en particulier montre un gars qui se fait brûler le pénis en urinant sur une clôture à haut voltage. L'héroïne principale, jouée par Kate Mara, a le charme nécessaire pour nous faire partiellement oublier le scénario enfantin, l'emphase étant évidemment sur le mot "partiellement". Si vous êtes fans des deux premiers films, ce troisième chapitre diffère tant en terme d'atmosphère que de style. À mon avis, ce troisième chapitre risque plus de plaire à un public plus jeune. Pour faire une métaphore: j'avais envie d'un gros steak avec des patates et des légumes. On m'a servi un "grilled-cheese" ! Ça se mange, mais ...
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