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VALERIE ON THE STAIRS2006
RÉALISATION: Mick Garris Alors qu’il est non seulement le créateur de la série Masters Of Horror, durant la deuxième saison, Mick Garris s’est aussi appliqué à deux projets. Il a écrit l’épisode The V Word en plus de réaliser Valerie On The Stairs. Avant de voir l’épisode en question pour cette critique, je me disais que c’était justement parce que Garris s’impliquait trop dans la série que cette dernière piquait du nez niveau qualité. Mais je dois m’avouer vaincu: enfin, Garris réalise quelque chose qui mérite d’être vu. Rob Hanisey est un jeune écrivain qui n’a jamais été publié. Alors qu’il croule sous les dettes, il déménage dans un hôtel qui accueille les écrivains jusqu'à ce que ceux-ci publient leurs ouvrages. Rob découvrira alors Valerie, une jeune femme martyrisée et violée par une bête mystérieuse. Rob voudra alors faire son enquête, seulement personne ne le crois, car aucun des habitants n’a jamais vu ou entendu Valerie. Loin d’être mon épisode préféré de toute la série, Valerie On The Stairs réussit quand même, à non seulement me divertir, mais aussi à me prouver que Mick Garris n’est pas complètement nul. Ce que j’ai particulièrement aimé durant cet épisode est le rythme et l’ambiance du film. Alors qu’au début, c’est lent, calme, nous laissant embarquer dans l’étrange univers qu’est l’hôtel dans lequel va vivre Rob Hanisey, plus le film avance, plus le tout deviendra noir et violent. De ce coté, Garris réussit merveilleusement à créer une ambiance propice à l’histoire. D’ailleurs, contrairement à d’habitude, il réussit même à faire transparaitre les émotions émanant du scenario sur l’écran. Visuellement, Valerie On The Stairs ressemble pas mal à Dreams In The Witch-House de Stuart Gordon côté ambiance et décors, mais en moins bon. Pour ce qui est du scénario, cet aspect du film est assez médiocre. Durant le film, plusieurs événements étranges ne sont jamais expliqués. Par exemple, alors que Rob se trouve dans la salle de bains, il se met à avoir une vision du suicide de l’ancien occupant de la chambre. Alors, lorsque l’on arrive à la finale, il y a certaines scènes qui nous reviennent en tète et on ne peut que se demander quel était leur utilité, autre que pour rajouter du suspense et des sursauts sans se forcer. De plus, la finale est tellement ridicule qu’elle n’est vraiment pas à la hauteur du film. Et c’est pire durant les cinq dernières secondes. On nous montre alors une phrase qui est supposé être drôle et particulièrement ironique, mais elle ne fait que rajouter l’injure à l’insulte à propos de la finale décevante. Et tout cela est sans compter les dialogues risibles, les situations farfelues, les motivations inexplicables et le combat final le plus ridicule qu’il m’est été donné de voir de ma vie. Cependant, malgré la médiocrité du scenario, on est quand même sous le charme de l’histoire, somme toute sympathique. Ayant pour thème la sexualité, Valerie On The Stairs utilise ce sujet de façon mitigé. Alors que la nudité a une part importante dans le film, elle est utilisée à des endroits bizarres. L’actrice principale, Clare Grant, est une jolie jeune femme possédant un corps de rêve. Cependant, ce dernier nous est montré à des moments aléatoires sans grandes importance, presque comme si dans le scenario, il était écrit « la mettre à poil pour aucune raison»!! De plus, un des personnages utilise un langage grossier et est supposé être une autre partie importante du thème de la sexualité. Mais, comme les attributs de Grant, ce personnage est mal utilisé. Alors que j’aurais cru que le film aurait poussé la note du tabou de façon beaucoup plus forte et suggestive, il n’en est rien. Je me serais attendu à voir le monstre violer Valerie ou un truc comme cela. Non pas que je suis un maniaque sexuel, mais tant qu’à jouer la carte du thème sexuel, aussi bien s’assumer, ce que Mick Garris ne fait pas. Côté gore, Valerie On The Stairs est incisif et utilise une précision chirurgicale. Ce que je veux dire, c’est que le gore est très peu présent, mais il est particulièrement violent et détone par rapport à l’ambiance générale du film. Alors que le monstre dit à un des locataires que c’est un minable sans colonne, ce dernier ce la fait arracher par la bouche! Comme vous voyez, le gore est assez puissant, même si il n’est pas la principale attraction de l’épisode. Alors que le film comporte beaucoup de défauts (après tout c’est un film de Mick Garris) Valerie On The Stairs se laisse regarder très facilement. C'est un des meilleurs épisodes de la saison 2 et je lui donne un 3/5… il est à ce demander si une troisième saison serait le bienvenue!
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