VAMPIRE IN BROOKLYN
1995
RÉALISATION:Wes Craven
SCÉNARIO: Eddie Murphy, Vernon Lynch et Charles Q. Murphy
AVEC: Eddie Murphy, Angela Bassett, Allen Payne, Kadeem Hardison et John Witherspoon
Dans les jours à venir, tous les sites d’horreurs vont parler de Scream 4 ou des rééditions des trois premiers films de la série. Pour ma part, j’ai décidé de m’attarder sur les autres œuvres du réalisateur Wes Craven. Après tout, il y en a tellement. Il y a des des classiques ( A Nightmare on Elm Street, Scream ), des œuvres correctes ( The Hills Have Eyes, Shocker ), un navet ( Cursed ) et il y a Vampire in Brooklyn.
Après que tous les vampires aient été exterminés, Maximillian débarque à Brooklyn afin de rechercher une femme mi-humaine, mi-vampire. Cette demoiselle est la clé pour la résurrection de la race. Cependant, cette dame se trouve à être Rita Veder, une détective pour la police de Brooklyn qui tente d’élucider une série de meurtres justement perpétrés par Maximilllian. Alors que ce dernier tente de charmer Rita pour la transformer, Justice, le partenaire de Rita, continuera son enquête et essaiera par tout les moyens de déjouer les plans de Maximillian et de gagner le cœur de la belle.
Donnons à César ce qui revient à César. La faute du fiasco de Vampire in Brooklyn n’est pas entièrement celle de Wes Craven. Le gros problème, c’est que le film ne sait jamais s’il est un film d’horreur ou une comédie. Alors, on ne sait jamais vraiment comment apprécier le film. Est-ce une comédie d’horreur ratée ou une comédie ratée? Et le problème tient à ses deux grosses vedettes, Eddie Murphy et Wes Craven. Chacun d’eux voulait faire un film appartenant à son genre, mais aucun des deux ne voulait abandonner la guerre, ce qui donne un amalgame instable.
Car, point de vue humoristique, c’est de la merde. On dirait un Eddie Murphy post The Adventures of Pluto Nash, mais avant son grand succès The Nutty Professor. La majorité des blagues tournent autour du fait qu’un vampire distingué dit des mots tels que « fuck » et « bitch », Eddie Murphy qui joue plusieurs rôles en même temps et des blagues de goule qui perd des morceaux. Hahaha ! Je suis mort de rire. On dirait presque que Vampire in Brooklyn est un remake de Coming to America, lui aussi écrit par Eddie Murphy. Il reprendre sensiblement la même histoire, les mêmes acteurs tout en oubliant d’y ajouter les bonnes blagues qui on fait de Coming to America le classique qu’il est aujourd’hui.
Le long métrage comporte même une scène tout Eddiemurphienne lorsque le vampire se métamorphose en preacher afin de faire un sermon sur le fait que le mal est bon. Le tout mise enormemement sur le rire et le fait qu’Eddie Murphy porte encore un costume pour jouer un autre personnage lui-même. Est-ce que c’est juste moi ou le « wet dream » parfait d’Eddie Murphy serait de se retrouver dans un monde comme la scène surréaliste de Being John Malkovich ou le monde n’est remplie que de John Malkovich ?
Le reste du scénario ne tient pas plus la route. Les pouvoirs du vampire ne sont jamais clairs. En fait, il semble être capable de faire n’importe quoi, spécialement de la magie. Avec autant de puissance, pourquoi perd-il son temps à tenter de séduire sa douce et repousser son partenaire Justice ? Le film durerait juste cinq minutes, mais il ferait plus de sens.
Mais le pire, ce sont les stéréotypes employés dans le film. On dirait que toutes les blagues sur les Noirs y passent, autant dans les dialogues que dans la personnification des personnages. Justice n’est rien d’autre qu’un macho qui voit les femmes comme des objets, la colocataire de Rita est une guidoune qui se frotte sur chaque homme qu’elle voit et Rita elle-même a l’air d’une catin sans cervelle qui est émerveillée par le bling et le cash. Pour une héroïne, j’ai déjà vu de bien meilleurs modèles féminins plus forts que ça. Pam Grier ne devait pas être bien fière en regardant ce film.
Avec le scénario qu’il avait, Wes Craven a bien tenté de faire de son mieux, mais sans résultat. Le film manque complètement de tension, celle-ci constamment repousser par les platitudes lancer par Murphy ou le slap-stick. Je dirais même plus que son mécontentement ce faire ressentir dans sa réalisation. C’est clair qu’il s’en foutait ! Quand finalement l’horreur arrive, la pâte ne lève pas, les scènes d’horreur semblant ne pas être à leur place.
Et Eddie Murphy en méchant vampire ? Vraiment ? Le seul temps où il réussit vraiment à faire peur, c’est à cause d’effets spéciaux ou parce qu’il porte un masque de latex de six pouces d’épais dans la face. Les autres acteurs ne réussissent guère mieux. L’héroïne a l’air d’une tarte, son potentiel amoureux est un douchebag et le goule fait son cabochon.
Bref, un navet qui remet en perspective le désormais funeste classique Cursed !



• Vampire À Brooklyn (version française)


• Cursed (2005)
• Vampires Suck (2010)
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