DON'T LOOK IN THE BASEMENT

1973

RÉALISATION: S.F. Brownrigg
SCÉNARIO: Tim Pope
AVEC: William Bill McGhee, Jessie Lee Fulton, Robert Dracup, Harryette Warren et Michael Harvey

DON'T OPEN THE DOOR

1975

RÉALISATION: S.F. Brownrigg
SCÉNARIO: Frank Schaefer et Kerry Newcomb
AVEC: Susan Bracken, Larry O'Dwyer, Gene Ross, James N. Harrell et Hugh Feagin

Malgré l'échec commercial de leur projet conjoint, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino ont ramené à la mode le terme grindhouse. Il n'est donc pas étonnant que plusieurs distributeurs aient voulu profiter du phénomène en mettant sur le marché des programmes doubles avec le nom grindhouse d'apposé sur la pochette. C'est le cas de VCI Entertainment, qui contrairement aux autres, a le mérite d'avoir jumelé deux films qui ont beaucoup en commun. Outre le fait que Don't Look In The Basement et Don't Open The Door débutent par le même mot, ils sont tous deux réalisé par S.F. Brownrigg (Scum of the Earth).

Tout premier film de Brownrigg, Don't Look In The Basement témoigne du manque d'expérience de celui-ci! L'histoire se déroule dans une institution psychiatrique où Jane St. Claire est une infirmière qui en est à sa première journée de travail. À son arrivé, elle apprend que le médecin qui l'a engagé a été assassiné par un patient. Le nouveau docteur en place semble débordé et ce n'est qu'une question de temps avant que les patients prennent le contrôle des lieux!

Malgré toutes ses bonnes intentions, Brownrigg livre un film qui ne parvient jamais à atteindre son plein potentiel. Premièrement, le cinéaste ne parvient pas à faire oublier son petit budget. Don't Look In The Basement est un film amateur que ni la réalisation, ni la direction photo ne réussissent à sauver! De plus, le scénariste fait l'erreur de vulgariser au maximum la maladie mentale en présentant chaque patient comme des clowns mentalement diminués!! Après une heure de simagrées de leur part, le potentiel horrifique n'a plus aucune valeur.

C'est dommage car en fin de parcours, Don't Look In The Basement démontre qu’il avait l'étoffe pour être plus qu'une vulgaire série B. Tout comme les personnages qu'il met en scène, le scénario est doté d'une folie bien transposée à l'écran. Brownrigg fait fit de toute contrainte pour offrir un film d'horreur sans pudeur et débauché!! Avec un revirement final réussi (quoique très semblable à celui d'Asylum) et quelques meurtres bien sanglants, Don't Look In The Basement s'avère un divertissement de bas niveau, qui malgré ses faiblesses, adhère bien à la mentalité grindhouse! C'est déjà ça!!!

Avec Don't Open The Door, il est agréable de constater que Brownrigg s'est grandement amélioré. Bénéficiant une fois de plus d'un maigre budget, le cinéaste compense cette fois-ci avec une réalisation beaucoup plus sophistiqué, qui n'est pas sans rappeler celle de Black Christmas de Bob Clark.

L'histoire est celle de Amanda Post, qui treize ans après l'assassinat de sa mère, revient dans sa maison familiale pour prendre soin de sa grand-mère malade. Elle découvre rapidement que la maison de sa grand-mère est d'une grande valeur et que beaucoup de gens sont prêt à tout pour mettre la main dessus. À peine arrivée, elle reçoit une série d'appels obscènes de quelqu'un qui semble bien la connaître.

Beaucoup plus sobre et posé que Don't Look In The Basement, Don't Open The Door est à mi-chemin entre le slasher et le giallo. Bien qu'il contienne un nombre restreint de meurtres, l'atmosphère est primordiale. Browrigg n'est pas un grand réalisateur, mais il faut admettre qu'il se tire plutôt bien d'affaire. Le cinéaste exploite toutes les facettes de l'élégante maison dans laquelle il a tourné son film. Avec des éclairages colorés et un jeu d'ombrages réussi, Brownrigg parvient à rehausser considérablement l'esthétisme d'un film pourtant assez amateur.

Le suspense de l'histoire repose en partie sur les appels téléphoniques du tueur. Don't Open The Door s'est d'ailleurs bâti une certaine notoriété grâce à une scène où le psychopathe ordonne à sa victime de se masturber alors qu'il discute au téléphone avec elle.

Ce DVD double n'offre certes pas un duo de film extraordinaire, mais à un prix plus que raisonnable, c'est un choix sensé!

  • Dany Champagne

  • DON'T LOOK IN THE BASEMENT

    DON'T OPEN THE DOOR

  • Perversion Story (1969)
  • The Initiation (1982)

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