RÉALISATION: John Carpenter
SCÉNARIO: David Himmelstein
AVEC: Christopher Reeve, Kirstie Alley, Linda Kozlowski, Mark Hamill et Lindsay Haun
Basé sur le roman The Midwich Cuckoos, écrit par John Wyndham, Village Of The Damned est la deuxième adaptation du roman. Le premier film, réalisé en 1960 portait aussi le nom Village Of The Damned et a même bénéficié d'une suite. Cette fois-ci, c'est l'excellent réalisateur John Carpenter (Halloween, They Live) qui se frotte au sujet.
Dans un petit village campagnard, lors d'une matinée normale, quelque chose d'inexplicable survient. À dix heures pile, tous les habitants perdent connaissance et se réveillent six heures plus tard. Personne ne semble avoir de séquelle, si ce n'est qu'un nombre exagéré de femmes sont maintenant enceintes. Parmi l'une d'elles figure ... une vierge. Les enfants nés de ce phénomène ont tous les cheveux blancs, un manque d'émotion et des pouvoirs de télépathie surprenants. À mesure qu'ils vieillissent, leurs pouvoirs deviennent de plus en plus incontrôlables et dangereux pour les habitants.
De l'aveu même de John Carpenter, la raison qui l'a poussé à faire Village Of The Damned est qu'il avait besoin d'argent. Ce n'est donc pas une surprise que le film ait déçu beaucoup de ses fans lors de sa sortie en 1995. Pour ma part, je trouve que, malgré ses défauts très apparents, Village Of The Damned est un film donc Carpenter n'a pas à avoir honte. Il est évident que le célèbre réalisateur avait les mains liées par le studio. Le film souffre donc d'un certain manque d'audace. La musique, qui est pourtant composée par Carpenter, est aussi très ordinaire. Mais pour un film que je qualifierais d'hollywoodien, c'est beaucoup mieux que la moyenne.
Par contre, la performance des acteurs vaut vraiment le détour, particulièrement celle des enfants. Ces derniers sont réellement effrayants avec leurs cheveux blancs et leur manque total d'émotion. Dans le camp des adultes, on a droit à plusieurs acteurs que nous ne sommes pas habitués de voir dans des films d'horreur, mais qui font bonne impression. Parmi ceux-ci, Christopher Reeve (Superman), Kirstie Alley (Look Who's Talking) et Linda Kozlowski (Crocodile Dundee). Là où on reconnaît la griffe de Carpenter est lors des effets chocs. Par leurs pouvoirs, les enfants font faire ce qu'ils veulent aux adultes, ce qui mène à certaine scène de torture troublante. Sans être enlevant, le film m'a tenu intéressé du début à la fin, en partie grâce à l'originalité du récit.
Ce n'est pas Halloween ou The Thing, mais cette adaptation de John Carpenter est quand même digne de ce nom.