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VOICE2005
RÉALISATION: Ik-hwan Choe Le distributeur Genius Entertainment a la vilaine manie de commercialiser de façon trompeuse ses longs métrages. Sa dernière victime est le film de fantôme coréen Voice. Bien qu'il aborde une magnifique pochette (il faut quand même l'avouer) qui le fait passer pour un film gore à souhait, Voice est en fait le quatrième film de la sobre, mais efficace, série débutée en 1998 avec Whispering Corridors. Vous êtes prévenus! Young-eon est une jeune étudiante qui excelle dans le chant. Après une pratique, elle est sauvagement assassinée dans les couloirs de son école. Le lendemain, sa meilleure amie s'interroge sur sa disparition, mais personne ne semble s'en inquiéter. C'est alors qu'elle se met à entendre la voix de son Young-eon, qui semble prisonnière des murs de l'école sans que personne ne puisse la voir ou l'entendre. Young-eon tentera alors de guider son amie pour élucider le mystère de sa disparition. Malgré un scénario qui se complique inutilement à mesure que l'intrigue progresse, il n'est pas nécessaire d'avoir vu les trois premiers chapitres de la série pour bien comprendre Voice. En fait, le seul élément qui uni la série est l'école secondaire pour filles, un lieu de prédilection pour les âmes errantes. Bien que la série ait débuté en plein coeur de la folie du film de fantôme asiatique, il est intéressant de constater que Voice s'éloigne de tout cliché du genre. Le film de Ik-hwan Choe ressemble plutôt (en fait, on peut presque parler de plagiat) au film suédois Den Osynlige ou si vous préférez, son remake américain The Invisible. Tout comme dans ces derniers, le fantôme n'est pas l'antagoniste, mais tient plutôt le rôle de détective de l'au-delà prêt à tout pour reposer en paix. Si l'idée de base est intéressante, le traitement apporté par le réalisateur et son co-scénariste Joon-Seok Sol l'est beaucoup moins. Comme c'est souvent le cas avec la dernière vague de films de fantôme asiatiques, le scénario complique inutilement la donne, devenant rapidement confus et ennuyeux. Voice alterne constamment entre le thriller classique et le mélodrame à l'eau de rose, échouant ainsi toute tentative horrifique. La palme revient à la finale (qui s'éééétireeeee!) dans laquelle les revirements abondent tellement qu'on arrive plus à faire le décompte! Au moins le film est visuellement agréable à regader. Ik-hwan Choe utilise à bon escient les nombreux flashbacks et alterne constament entre la réalité et l'univers dans lequel est coinçée Young-eon. Au bout du compte, Voice perd rapidement le spectateur, et surtout, son but ultime, celui de procurer une frousse à son auditoire. Ik-hwan Choe a eu beau tenter de nous offrir un film différent, il reste que Voice n'est qu'un film de plus dans un sous-genre submergé d'oeuvres mineures.
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