THE WALKING DEAD
saison 1

2010

RÉALISATION: Frank Darabont, Michelle Maxwell MacLaren, Gwyneth Horder-Payton et Guy Ferland
SCÉNARIO: Frank Darabont, Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard
AVEC: Andrew Lincoln, Jon Bernthal, Sarah Wayne Callies, Laurie Holden et Jeffrey DeMunn

Annonceur : Après plus de deux mille ans d’absence, il est de retour sur Terre pour nous sauver de nos péchés. J’ai nommé Jésus Christ !
Jésus : Bonjour à vous mes enfants ! Je vous aime!
Frank Darabont : Bonjour Jésus ! Bien content de pouvoir te…
Jésus : Frank ? FRANK DARABONT ????
Frank : Heu oui…
Jésus : Ah mon père ( Dieu ) ! Je suis en face de Frank Darabont ! Tu es mon héros! Je peux avoir ton autographe ? Tu sais que ta carrière au complet est la raison que mon Père a décidé de me ramener à vous, pauvre brebis égarée? Tu as montré que l’homme a du bon à offrir ! As-tu besoin d’un massage ? D’un jus ? Veux-tu une pipe ? Je peux te la faire ou appeler Marie-Madeleine ! C’était une moyenne vilaine dans le temps, laisse-moi te le dire ! haha !

Après une fusillade qui l’a blessé, Rick Grimes se retrouve dans le coma. Il se réveille quelque temps plus tard pour trouver l’hôpital sens dessus dessous. Durant son absence, le monde fut plongé dans l’apocalypse par les morts vivants. Durant sa quête pour retrouver sa femme et son fils, il fera la rencontre d'autres survivants et vivra quelques aventures.

Évidemment, le succès de The Walking Dead ne tient pas juste à Frank Darabont, mais il est grandement à remercier pour avoir emmené la bande dessinée sur nos petits écrans. Une bande dessinée qui s’adapte très bien a ce médium qu’est la télévision.

Principalement parce que le fait d’en faire une série et non un film permet de pousser quelques idées plus loin. Bon nombre de films de zombies ont tenté d’intégrer une idéologie basée sur la monstruosité. Mais le fait que cette question soit posée dans un cadre limité par le temps de film ne permet jamais d’explorer ce questionnement à son maximum. Ici, on prend le temps de bien regarder ce qui est pire, les zombies ou les humains. Après tout, les zombies ne font pas exprès. Leurs soifs de chair humaine et de destruction ne sont pas un acte délibéré, seulement une réaction animale entrainée par le virus. Tandis que les humains, eux, lorsqu’ils décident de faire le mal, c’est un acte délibéré. Et ce sont souvent les autres humains qui sont plus dangereux que les zombies.

Le fait qu'il soit présenté sur le réseau AMC, un réseau qui peut s’en permettre plus côté violence et censure, The Walking Dead met la pédale au plancher pour ce qui est du gore. On voit nombre de zombies en putréfaction en train de manger des êtres humains, des têtes qui explosent, du sang qui revole, etc… De plus, les effets spéciaux sont particulièrement bien réussis. Les zombies ont l’air plus vrai que nature. À croire qu’ils ont développé de vrais morts vivants pour les besoins de la série.

Mais comme bon nombre d’entre vous le sait déjà, The Walking Dead est à propos des vivants et non des morts. Ces derniers ne sont là que pour servir de base à l’histoire, permettre de créer un monde apocalyptique sans foi ni loi dans lequel nos personnages évolueront au fil de l’histoire. Alors bravo à Robert Kirkman et compagnie pour avoir écrit une histoire aussi riche et intéressante dans un monde aussi unique que le leur. Ils sont réussis à créer une balance parfaite entre l’horreur et le drame.

Autre aspect intéressant, qui à mon avis sera plus flagrant dans les autres saisons, c’est que Kirkman, à l’instar de Joss Wheddon, n’a pas peur de sacrifier ses personnages principaux pour faire avancer l’histoire. Parfois ça peut être chiant de regarder quelques œuvres en sachant que les personnages principaux resteront en vie parce qu’ils sont des personnages principaux. Ici, il est clair que la série nous tiendra constamment en haleine à savoir qui survivra ou non. Personnellement, je trouve que ce procédé, trop peu utilisé, permet à une histoire de vraiment pouvoir aller explorer des sentiers battus en façonnant les autres personnages selon le drame. Disons que tout ça donne grandement envie d’aller s’acheter les bandes dessinées pour en apprendre d’avantages !

Notre « cinéma » d’horreur ne cesse d’évoluer. Avant, c’était souvent au cinéma que l’on trouvait les meilleures œuvres. Ensuite, il y a eu une vague ou c’était en direct-to-video que la crème de la crème apparaissait. Avec The Walking Dead, peut-être que la prochaine étape sera que c’est sur notre petit écran que l’horreur connaitra une explosion. Darabont et son équipe ont peut-être ouvert en éclat une porte qui nous permettra d’avoir des œuvres encore plus folles que l’on connaît déjà! Qui sait ?

  • Dominic Paulhus

  • 28 Days Later (2002)
    Night of the Living Dead (1968)

     

     
     


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