WALLED IN

2009

RÉALISATION: Gilles Paquet-Brenner
SCÉNARIO: Serge Brussolo et Rodolphe Tissot
AVEC: Mischa Barton, Cameron Bright, Deborah Kara Unger, Noam Jenkins et Eugene Clark

Pour ma fête, je me suis acheté une nouvelle télé écran plat panoramique full HD de la mort, qui est branchée sur un PS3 avec un câble HDMI. Lorsque j’écoute des Blu-ray, la qualité est telle que j’ai presque l’impression que mon film est en 3-D. Naïvement, j’ai cru que ma nouvelle télé rehausserait la qualité de certains DVD que je reçois pour critiquer. Walled In vient briser en éclat la bulle de mes espoirs.

Tout juste diplômée de l’Université, Sam Walczak reçoit une offre de son père. Si elle réussit avec succès un contrat de démolition d’un immeuble, elle sera partenaire dans l’entreprise familiale. Sur place, elle découvrira l’histoire derrière cet immeuble et les affreux meurtres qui ont eu lieu et les cadavres cachés dans les murs. Comme toute bonne femme ne se mêlant pas de ses affaires, elle fera son enquête, qui mettra sa vie en péril.

Avec Walled In, on est bien loin des pâtés chinois de Thérèse, dans la petite vie. Bien qu’elle fasse toujours à peu près la même recette, notre chère Thérèse avait au moins la particularité de les apprêter à sa façon. Walled In n’est qu’une recette sans saveur faite de la même façon que bien d’autres ont fait auparavant. Comme on dit, rien de neuf sous le soleil. Le scénario nous offre toujours les mêmes situations et dialogues déjà mâchés qu’on a entendus mille et une fois. La jeune fille qui fait son enquête avec l’aide d’un ami, et son chum qui arrive à l'improviste et bla-bla-bla...

Pire, le scénario est bâclé. On nous présente deux personnages vivants dans l’immeuble, qui auront leur petit rôle à jouer et ensuite, pouf, on les oublie. D’ailleurs, on ira même jusqu'à oublier de conclure avec l’un de ces personnages. Qui sait, peut-être voulait-elle se faire sauter avec l’immeuble? Sans compter que leurs petites apparitions ne servent qu’à présenter le reste des habitants de l’immeuble comme des fous, sans raison valable. De plus, le texte n’est pas très concis et suffisamment bien ficelé. On part un peu dans tous les sens sans explication, menant notre héroïne un peu partout selon le gré de la logique du film et souvent, trop promptement. L’hystérie qui gagne Sam devrait se faire sur une plus longue période selon ce qui se passe.

Niveau réalisation, ce n’est guère mieux. Gilles Paquet-Brenner ne pousse pas son travail technique plus qu’il faut, se contentant de filmer ses scènes de la façon la moins surprenante possible. Pire, son film manque de rythme et d’intensité. Il n’y a peut-être que deux ou trois scènes que j’ai trouvées bien. Je pense entre autres lorsque Sam rêve de fantômes et se fait attaquer par des mains sortant du mur. La scène contient des éléments de CGI, mais on voit quand même que la technique consiste en un mur de nylon qui moule les mains de technicien de l’autre côté, simulant des mains sortant du mur.

Walled In m’a fait prendre une importante décision. Vu que les scénaristes d’Hollywood n’ont aucune gêne à remâcher les mêmes affaires, je vais faire de même! Je vais créer une critique générique dans laquelle je vais réciter les mêmes erreurs qui se trouvent dans tous les genres de films comme celui-ci, mais je laisserais les noms en blanc. Comme ça, la prochaine fois, je n’aurais qu’à sortir ma critique, remplir les blancs et le tour sera joué! C’est terriblement frustrant pour moi de critiquer ce genre de long métrage. Non seulement je perds mon temps, mais en plus j’ai l’impression de répéter sans cesse les mêmes arguments critiques après critiques, tout ça parce que deux épais qui peuvent écrire un scénario pensent qu’il doit absolument le faire.

Walled In est un film à propos d’un meurtrier cachant des cadavres dans les murs. À mon avis, Gilles Paquet-Brenner devrait prendre exemple sur le scénario et mettre toutes les copies du long métrage dans un immeuble juste avant d’y mettre le feu.

  • Dominic Paulhus

  • • Les Emmurés (version française/Québec)

     

    • Session 9 (2001)
    • Furnace (2006)

     

     
     


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