WHITE NOISE

2005

RÉALISATION: Geoffrey Sax
SCÉNARIO: Niall Johnson
AVEC: Michael Keaton, Deborah Kara Unger, Chandra West, Ian McNeige et Sarah Strange

White Noise est un film traitant d'un phénomène de plus en plus populaire, appelé E.V.P.(Electronic Voice Phenomenon). Selon la croyance populaire, les morts seraient capables de communiquer avec nous par les objets électroniques comme un radio, un téléphone ou une télévision. Il existe plusieurs organisations dédiées aux E.V.P. à travers le monde, ainsi que plusieurs livres sur le sujet.

Dans le film, Jonathan est un architecte marié à Anna, une écrivaine très populaire. Un matin, Anna lui annonce qu'elle est enceinte. Jonathan en est très heureux et a très hâte au soir venu pour fêter la bonne nouvelle. Malheureusement, il ne reverra jamais sa femme vivante. Quelque temps plus tard, un dénommé Raymond Price vient le voir pour lui dire qu'Anna a communiqué avec lui par son poste de radio. Price est un amateur de E.V.P. qui aide les gens en peine à communiquer avec les personnes qu'ils ont perdues. Lorsque Jonathan entend la voix de sa femme, il est bouleversé. Il devient alors accro aux E.V.P. et essaie à tout moment de la journée de communiquer avec sa femme. Il ne dort plus la nuit de peur de manquer quelque chose. Lorsque Raymond Price meurt de façon mystérieuse, Jonathan apprend que ce ne sont pas seulement les bons esprits qui communiquent par le E.V.P..

Considéré comme le Ouijà des années 2000, le phénomène E.V.P. est bien réel (quoique non prouvé scientifiquement). La qualité première du film repose donc sur le réalisme du film. Pour la première heure, le réalisateur exploite cette facette et crée un film mystérieux et très effrayant. Si vous aimez les films de fantômes, White Noise livre la marchandise et je dois avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas été apeuré au cinéma. Malheureusement, le scénario se fatigue aux deux tiers du film et devient un peu invraisemblable. La fin n'est pas nécessairement mauvaise, mais elle ne concorde pas bien avec le ton sérieux et réaliste du début. Au commencement, le film avait des allures de The Mothman Prophecies, puis s'est transformé en The Frighteners. Comme je disais, ce n'est pas nécessairement mauvais, mais j'aurais préféré une fin plus réfléchie.

Ça faisait du bien de voir Michael Keaton (Batman) de retour dans un premier rôle au cinéma. Sa présence apporte du sérieux à la production. Il est étonnant que les producteurs n'aient pas imposé un jeune acteur fringuant pour le rôle comme Ben Affleck ou Colin Farrel. Deborah Kara Unger, une actrice canadienne, se débrouille aussi très bien dans le rôle d'une adepte d'E.V.P., qui vient en aide au personnage de Michael Keaton.

Si vous aimez les histoires de fantômes et voulez avoir la frousse pour 1h30, White Noise fait très bien le travail. Quoique imparfait, le film de Geoffrey Sax, n'a rien à envier aux autres films du genre.

NOTE

SUGGESTIONS

  • Witchboard (1985)
  • The Mothman Prophecies (2002)