WILDERNESS

2006

RÉALISATION: Michael J. Basset
SCÉNARIO: Dario Poloni
AVEC: Sean Pertwee, Alex Reid, Toby Kebbell, Stephen Wight et Lenora Crichlow

Severance est un film que j’ai beaucoup aimé. Je ne suis pas une grande fanatique du cinéma d’horreur à saveur humoristique, mais Severance a su me charmer par son côté vraisemblable, ses effets gores et ses acteurs percutants. Lorsque je l’ai vu, j’en avais retenu qu'il aurait été un film d’horreur décapant s’il avait été sérieux au lieu de rigolo. Eh bien mes prières ont été exaucées car Wilderness concorde exactement avec cette description, c’est pourquoi ma critique s’inspire d’une comparaison entre les deux films.

Après avoir poussé au suicide un de leur compagnon de cellule, une bande de jeunes délinquants est envoyé sur une île déserte pour y subir un stage de réinsertion et d’apprentissage de la survie, afin de réapprendre à vivre en groupe et de retrouver l’importance de l’amitié et de l’entraide. Le groupe se compose de deux dealers de drogues, un violent sociopathe, un braqueur de banque, un meurtrier et un violeur en série. Le groupe explosif se retrouve donc sur l’île, la croyant déserte. Mais un dangereux tueur fou accompagné de ses chiens dressés à tuer, les accueille dans un bain de sang. Callum le dernier arrivé dans le groupe, fera tout afin de se sortir de cette île en vie.

Après plusieurs recherches effectuées sur le web, je n’ai pas réussi à découvrir si Wilderness était arrivé avant Severance. Une chose est certaine, c’est que l’un s’inspire probablement de l’autre car les ressemblances sont trop nombreuses pour être le résultat du hasard. Plusieurs éléments sont pratiquement identiques. On pourrait jurer que les deux films ont été tournés dans la même forêt tellement les décors sont parallèles. Même la scène du piège à ours y est présente, quelle coïncidence!

Bien sur, le scénario est différent car les personnages n’ont rien à voir entre les deux films, ajoutant beaucoup de crédibilité à Wilderness. Le choix des personnages, une bande de délinquants, offre une bonne dose de violence gratuite. Chacun des acteurs ont soigneusement été choisis car ils débordent de talents et sont tous aussi persuasifs les uns que les autres. Quelques heures après leur arrivée sur les lieux, les gars rencontrent un campement de filles à cause d’un conflit d’horaire. Élément qui devient intéressant étant donné la présence d’un délinquant sexuel dans la bande des hommes. On devine assez vite l’identité du tueur. Cependant notre prédilection nous est confirmée volontairement à la mi-temps, ajoutant beaucoup de punch à l’histoire. Il est accompagné comme arme destructrice d’une meute de chiens égorgeurs qui n’ont aucune pitié pour leur proies, ce qui offre des scènes gores très délectables.

Wilderness est très efficace en sont genre et comme la majorité des films britanniques, il nous fait passer par toute la gamme d’émotions. Rage, peur et dégoût, n’en sont que quelques unes pour ne pas toutes les nommer. Efficacement monté et réalisé, il nous entraine dans un monde où la pitié et la sympathie pour autrui n’existent pas. C’est un survival excitant et énervant, qui sera automatiquement apprécié par ceux qui ont aimé Severance, ou qui aurait aimé en voir le côté sérieux.

  • Karine DeBlois

  • The Descent (2005)
  • The breed (2006)

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