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THE WIZARD OF GORE1970
RÉALISATION: Herschell Gordon Lewis Comment le réalisateur Herschell Gordon Lewis (Blood Feast) bénéficie-t-il d'une réputation et d'un suivi culte malgré un manque total de talent ?? Voilà la question que se posent bien des observateurs et soi-disant connaisseurs. La réponse à cette question se trouve dans The Wizard Of Gore, un film plus obscur du cinéaste. Montag le magnifique exécute des numéros de magie pour le moins surprenants. Le magicien choisi des femmes dans son auditoire et les charcute vivantes sur scène!! Ce qui semble à première vue n'être qu'une illusion, se transforme en véritable mystère lorsque les cobayes du magicien meurent mystérieusement après les spectacles. Impressionnée par les prouesses de Montag, la journaliste Sherry Carson tente de le convaincre de participer à son émission de télévision. Le copain de Sherry est pour sa part sceptique et tentera de trouver la vérité derrière les meurtres. Lewis, cinéaste amateur qui se proclame inventeur du cinéma gore, n'a certainement pas nommé ce film "Le Magicien Du Gore" pour rien!! Dans celui-ci, Montag exécute des effets gores qu'il tente de passer pour légitimes en hypnotisant le public. Ne serait-ce pas là le truc de Lewis ? Car il faut admettre que The Wizard Of Gore est un très mauvais film, à l'image de sa filmographie d'ailleurs, mais ô combien divertissant!!!! Si vous avez apprécié les classiques (ou plutôt classick) de Herschell Gordon Lewis, Blood Feast et Two Thousand Maniacs vous risquez de bien aimer le moins connu The Wizard Of Gore. Si le cinéma d'Herschell Gordon Lewis est pour vous indigeste, ce n'est pas ce film qui vous fera changer d'avis! C'est aussi simple que cela! Décors fades, dialogues risibles, acteurs atroces et surtout du gore amateur sont une fois de plus au centre de cette production. Sortie cinq ans après la conclusion de la trilogie sanguinaire initiale du réalisateur (qui comprend Color Me Blood Red en plus des deux films énumérés ci haut), The Wizard Of Gore ne démontre aucune évolution dans le style de Lewis. Le film est aussi amateur que le reste de sa filmographie horrifique, mais c'est aussi dans cet amateurisme que réside le charme kitch de cette production. Armé d'un scénario, pour une fois, intriguant, Lewis démontre qu'il est le véritable "magicien du gore". The Wizard Of Gore est véritablement une excuse pour enchaîner des scènes gores surexploitées, les unes après les autres. Bien que limité par son manque de talent, le réalisateur se lâche lousse, créant certains des moments les plus horrifiants de sa carrière. De par le personnage de Montag, Lewis nous gratifie de plusieurs scènes de meurtres inventives, dont une dans laquelle une femme est coupée en deux par une scie électrique (Wes Craven ne se ventait-il pas que Last House On The Left était le premier film à utiliser un tel outil comme arme ?) et une autre où le magicien enfonce une épée dans la bouche de sa victime. Il faut aussi voir la finale à la Scooby Doo qui prend des allures sanglantes démoniaques!! Ce qui est dommage par contre, c'est que Lewis gâche souvent ces scènes en les prolongeant inutilement. Imaginez, les longueurs du film se retrouvent dans les scènes gores! Il est clair que Lewis a voulu se surpasser, mais sa trop grande volonté finie par lui nuire. Le scénariste Allen Kahn a aussi imprégné son histoire d'un psychédélisme, qui à défaut de faire du sens, apporte une distraction appréciable. The Wizard Of Gore peut se vanter de contenir la prémisse la plus originale de la filmographie de Lewis. Mais au final, cela ne change pas grand chose à la qualité du film. Dans la catégorie "tellement mauvais que s'en est bon", H.G. Lewis est difficile à battre et pour cette raison, je n'ai d'autre choix que de recommander The Wizard Of Gore.
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