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THE WOLF MAN1941
RÉALISATION: George Waggner Bien qu'il ait été écrit en 1931, s'aura pris dix ans avant que The Wolf Man soit porté à l'écran. Originalement, c'est Boris Karloff (Frankenstein) qui était pressentit pour le rôle principal, mais le refus de l'acteur a relégué la production aux oubliettes. Ayant été partiellement recyclé dans Werewolf Of London en 1935, le scénario a été réécrit lorsque Universal a voulu doter son répertoire d'un monstre de plus. Ayant bâti habilement les bases du film de loups-garous, The Wolf Man est encore un des meilleurs en son genre, près de 70 ans après sa sortie. Après s'être absenté dix huit abs pour aller travailler aux États-Unis, Larry Talbot revient habiter chez son père en Angleterre. Rapidement, Larry tombe sous le charme de la jeune Gwen. Bien qu'elle soit fiancée, il n'hésite pas à l'inviter à sortir. À leur premier rendez-vous, Larry est attaqué par un loup qui le mord férocement! Pendant sa convalescence, Larry subit d'étranges changements. Les soirs de pleine lune, il se transforme en loup-garou et ravage son village. Ne voulant pas causer de tord, il avoue sa situation, mais personne ne le croit. Avant que les victimes ne s'accumulent, Larry devra trouver comment arrêter la bête en lui. Vaguement inspiré de l'expérience du scénariste allemand Curt Siodmak (I Walk With A Zombie) dans des camps nazis, The Wolf Man est malgré tout léger dans la forme et c'est en partie ce qui fait sa réussite. En fait, The Wolf Man prouve que le mythe du loup-garou trouve de son mordant dans sa simplicité. Bien que le genre ait beaucoup évolué depuis sa sortie, l'influence du film se fait sentir sur tous les classiques du genre, de An American Werewolf In London et The Howling en passant par le récent Ginger Snaps. L'histoire, une simple réédition du souffre douleur incompris de ses proches, est trempée dans des légendes folkloriques gitanes qui donnent au récit juste assez de mystique pour sembler réaliste. La saveur romantique et poétique du film est brusquement interrompue lorsque le pauvre Larry se fait attaquer par le loup. Survient rapidement une première transformation, qui à défaut de compétition avec les effets spéciaux d'aujourd'hui, est néanmoins fascinante à décortiquer. Bien loin du loup-garou bestial contemporain, le Wolf Man de Lon Chaney Jr. aborde des caractéristiques humaines qui en font un excellent monstre classique comme seul le studio Universal sait les faire! Lon Chaney Jr., s'est fait un nom grâce au personnage de Larry Talbot et ce n'est pas pour rien. Sa personnification d'un jeune homme qui se cherche intérieurement est très bonne, mais ce sont surtout ses prouesses sous son costume de poils qui épatent! À l'aise comme un poisson dans l'eau, Chaney Jr. rend de façon convaincante la dualité homme/animal de son personnage. Sa démarche presque poétique à travers des décors très atmosphériques font regretter le trop peu de scène mettant en vedette Larry l'animal. D'où l'élément qui ne joue pas en faveur du film, sa trop courte durée. À 70 minutes, The Wolf Man manque de profondeur. L'introduction des personnages est juste, mais c'est l'exploitation de l'histoire du loup-garou qui fait défaut. Du moment que Larry devient une bête, le scénario se précipite vers sa finale. The Wolf Man aurait grandement bénéficier de nous montrer un peu plus la figure mythique qu'est le Wolf Man. Quelques scènes d'attaques de plus, notamment en plein coeur du village, auraient été grandement les bienvenues! Heureusement, on peut toujours compter sur les suites! Les plus jeunes n'apprécieront peut-être pas cette lecture trop classique du mythe du loup-garou, mais il n'en demeure pas moins que The Wolf Man est un must pour tout lychantrophile qui se respecte! Aaaaahoooo!
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