ZERO WOMAN: RED HANDCUFFS

1974

RÉALISATION: Yukio Noda
SCÉNARIO: Fumio Konami et Hirô Matsuda
AVEC: Miki Sugimoto, Eiji Go, Tetsuro Tamba, Hideo Murota et Yôko Mihara

Rei est une policière aux méthodes inorthodoxe. Durant une mission, elle tue un suspect par vengeance. Son patron décide alors de la décharger de ses fonctions et de la mettre en prison. Parallèlement, son supérieur se fait demander de l'aide par un politicien dont la fille a été kidnappée. Rei reçoit l'offre d'éliminer les cinq ravisseurs et de ramener la jeune femme en échange de sa liberté. Rei infiltrera la bande et un carnage suivra.

Zero Woman: Red Handcuffs est un sexploitation pivot dans le genre. Par son histoire et son gore, il a su se tailler une place dans les classiques asiatiques et inspirer plusieurs autres réalisateurs à travers le monde ( Takashi Miike, Beat Takeshi, Quentin Tarantino etc.. ).

Tout d'abord, les fans de gore apprécieront. Non pas que le film en contienne des tonnes, mais les scènes qui en possèdent valent amplement la peine! Entre autres, une scène de torture m'a fait drôlement penser à celle de Ichi The Killer lorsqu'un chef de bande se fait suspendre par des crochets. Mais ce qui m'a surpris, c'est que, pour un sexploitation, le scénario est bien construit. Habituellement, les scènes ne sont qu'une excuse pour nous montrer des seins ou du sexe, mais pas ici! Oui il y en a, mais le scénario n'est pas basé là-dessus! On a droit à un film policier qui se tient avec une intrigue intéressante. De plus, les acteurs sont somme toute impressionants. Non pas qu'ils soient géniaux ( excepté pour Eiji Go qui est une vraie révélation dans le rôle du chef de bande ), mais pour un film de ce genre, les interprètes livrent un jeu solide et parfois frais. Il n'y a que Miki Sugimoto (Rei) qui me déçoit par son jeu stoïque ( même si le personnage le nécessite, j'aurais mis un brin plus d'émotion ).

Par contre, la réalisation est plutôt inégale. Sans être mauvaise ni particulierement inventive, elle ne réussit qu'à nous soutenir durant le film. Mais il y a quand même certaines scènes qui sont géniales. Par exemple, la scène de torture mentionnée plus haut ou bien le combat final qui comprend certains éléments de vieux westerns. De plus, même si le tout est bien construit, le film manque seulement d'un zeste de rythme. J'aurais supprimé ou accéléré deux ou trois scènes.

Enfin, après avoir tant entendu parler du genre "sexploitation", j'en ai finalement trouvé un qui me donne envie de continuer dans cette branche. Il est l'equivalent du pois dans le gâteau des rois: il me donne envie d'y donner une autre chance! Malheureusement, il ne me donne pas le droit d'être le maître durant une journée...

  • Dominic Paulhus

  • Sex And Fury (1973)
    Female Yakuza Tale (1973)

     

     
     


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