THE ZODIAC

2006

RÉALISATION: Alexander Burlkley
SCÉNARIO: Kelly Bulkley et Alexander Bulkley
AVEC: Justin Chambers, Robin Tunney, Rory Culkin, William Mapother et Philip Baker Hall

De 1968 à 1978, un tueur surnommé le Zodiac a terrorisé La Baie de Californie. Faisant près de 40 victimes répertoriées, le Zodiac avait l'habitude de téléphoner à la police après ses meurtres et d'écrire des lettres souvent codées aux journaux. S'il est aujourd'hui moins notoire que les Charles Manson, Ted Bundy et compagnie, c'est pour la simple raison qu'il n'a jamais été capturé. Le public n'a donc jamais pu mettre une nom ou un visage sur le personnage. En 1978, le Zodiac a envoyé sa dernière lettre. Elle se terminait ainsi:

" J'ai bien hâte qu'on tourne un film sur moi. Je me demande qui va jouer mon rôle? Je suis maintenant en contrôle de toute chose!"

S'il est encore vivant, le fameux meurtrier doit être heureux, puisque pas moins de trois films relatant ses "exploits" ont vu le jour dans un court laps de temps (les deux autres sont Zodiac Killer et Zodiac de David Fincher). The Zodiac d'Alexander Bulkley suit les débuts du tueur en série du point de vue de l'enquêteur responsable de sa capture. Bien que l'inspecteur ainsi que ses relations familiales et sociales relèvent de la fiction, les crimes du zodiac sont bien réels. En tant que film biographique, The Zodiac réussit non seulement à recréer le climat social dans lequel il se déroule, mais aussi le régime de terreur qu'avait engendré la présence d'un tueur en série. En racontant l'histoire du point de vue d'un enquêteur fictif, le scénariste s'est permis une certaine liberté narrative qui l'évite de tomber dans le style pseudo-documentaire endormant. La famille de l'enquêteur prend ainsi une place importante dans le film. C'est grâce à elle qu'on peut mesurer l'impact social des crimes du Zodiac.

Grâce à une réalisation efficace, Alexander Bulkley a su imprégner son film d'une aura mystérieuse qui le rend effrayant. De plus, le fait que le récit soit non seulement vrai, mais surtout non-résolu, rend le film encore plus intrigant. Pour ajouter à l'efficacité du film, les scènes de meurtres sont tournées avec un soucis artistique qui rehausse l'impact de celles-ci. Ces scènes sont aussi basées sur les rapports de police officiels, ce qui les rend encore plus inconfortables à regarder. Bulkley a pris la sage décision de ne jamais montrer le meurtrier de face. Seule ses grosses lunettes noires qu'on voit parfois apparaître sur le côté de son visage le distingue.

Si, en général, le film est impressionnant, la finale, elle, est beaucoup trop subite. C'est certain que le "happy ending" ne s'applique pas dans ce genre de récit, mais la dernière scène de The Zodiac donne l'impression qu'il manque une bonne demi-heure au film. Malgré son contenu tragique, l'histoire est passionnante, mais le film n'a pas rassasié entièrement ma curiosité sur ce mystérieux tueur en série.

The Zodiac est distribué en DVD par Think Film. Les suppléments comprennent un documentaire sur le tournage et une piste de commentaires avec le réalisateur et le scénariste. De plus, une chronologie des meurtres du zodiac est incluse, ainsi que quelques lettres codées qu'il a envoyées aux journaux. Un documentaire sur le zodiac aurait été intéressant, mais néanmoins, le DVD est très complet.

Les films biographiques sur les tueurs en série n'ont jamais été mes préférés. Malgré cela, je dois admettre que j'ai trouvé The Zodiac fascinant et effrayant en même temps! Le film a ses défauts, mais je le recommande à tous ceux qui voudraient découvrir ce tueur en série méconnu.

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