ZOMBIE STRIPPERS
2008
RÉALISATION:Jay Lee
SCÉNARIO:Jay Lee
AVEC: Jenna Jameson, Robert Englund, Roxy Saint, Jennifer Holland et Shamron Moore
Des zombies et des strip-teaseuses... voilà une combinaison gagnante! Alors expliquez-moi comment Jay Lee a réussi à manquer son coup?
Après qu’une opération militaire est échouée dans un centre médical, un soldat s’échappe et se réfugie dans un bar de danseuses clandestin. Alors qu’il est changé en zombie, il s’attaque à la danseuse vedette et la transforme à son tour. C’est alors qu’elle offre un spectacle sensationnel. Les clients commencent à affluer alors que les autres danseuses lui demandent de les transformer aussi afin de devenir aussi populaires qu’elle. C’est ainsi que le bordel se développe alors que les danseuses se nourrissent des clients et pourrissent à vu d’œil.
C’est dommage qu’un concept tel que celui de Zombie Strippers soit gâché par le manque de talent de ses artisans, spécialement celui de Jay Lee. Bien que son contenant laisse à désirer, c’est le contenue, soit le scénario, qui est la plus grande risée du film. Premièrement, Jay Lee semble se trouver trop intelligent. Mr.Lee croit avoir réussi un coup digne du Pullitzer en basant son récit de façon insultante sur Rhinocéros d’Eugène Ionesco, poussant le sacrilège envers l’œuvre jusqu'à nommer un de ses personnages Ian Esco! Pire, son torchon est parsemé de dialogues et de citations philosophiques. Dès l’introduction, Lee tente de nous faire comprendre que son film est une comédie satirique, mais oublie que cela insinue que ça prend de la satire, pas juste des blagues faciles sur George Bush. Dans sa tête, Zombie Strippers est un film de série Z ultra brillant de par son contenu et pousse la note. Mais en réalité, cela ne fait que rendre son film plus débile qu’il ne l’est déjà. Voir une actrice porno citer du Nietzsche constamment n’est pas aussi drôle que son écrivain pense croire. Et cela n’est que la pointe de l’iceberg de l’incompétence crasse provenant du scénario.
Pour ce qui est de son talent de réalisateur, ce n’est pas mieux. Au moins ici il ne tente pas de prouver qu’il est un être pompeux, pas avec une réalisation banale comme la sienne en tout cas. Les seules scènes qu’il réussit sont celles des strip-teases. Cela en dit beaucoup sur le long métrage. De plus, son film manque de rythme, prenant trop de temps à placer ses personnages et son histoire et pas assez pour le décevant carnage final. Le tout est difficilement livré par la piètre performance des acteurs, la plupart travaillant dans le domaine du porno ou des films aux petites mœurs, donc au petit talent. Même Robert Englund passe pour un amateur ici, lui qui a mérité tout mon amour pour sa performance théâtrale dans Jack Brooks: Monster Slayer.
Bien que ce ne soit pas la majorité du film qui en possède, les effets spéciaux numériques sont une marche de plus qui nous fait sortir de l’ambiance du film. Surtout que les effets CGI sont de très médiocres qualités, du genre qu’on voit sur les téléfilms faits à la va-vite pour les canaux de science-fiction. Au moins le film possède quelques oasis qui nous permettent de passer à travers le long métrage et nous arracher quelques éclats de rire, comme le personnage du mexicain. Mais le meilleur, selon moi, est la scène avec les balles de ping-pong, de billard et le vagin titanesque de Jenna Jameson!
Zombie Strippers est le synopsis parfait pour un film ridiculement délicieux. Mais c’est plutôt le ridicule de Jay Lee qui tue l’embryon dans l’œuf. Qui aurait cru qu’une généreuse quantité de totons ne pourrait sauver l’épave qu’est Zombie Strippers?



• Danseuses Zombies (titre français/Québec)


• From Dusk Till Dawn (1996)
• Grindhouse (2007)
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