ZPG: ZERO POPULATION GROWTH

1972

RÉALISATION: Micheal Campus
SCÉNARIO: Frank De Felitta et Max Ehrlich
AVEC: Oliver Reed, Geraldine Chaplin, Don Gordon et Diane Cliento

À la suite de la sortie de son livre The Population Bomb, Paul R. Ehrlich ainsi que deux autres personnes, Richard Bowers et Charles Remington, ont formé l’organisation Zero Population Growth. Cette organisation (qui existe toujours d’ailleurs) prône la pensée selon laquelle nous devrions réglementer les naissances dans le monde, car la Terre ne pourra plus supporter une aussi grosse population. Ils poussent alors le concept du Zero Population Growth, c'est-à-dire que le nombre de naissance d’une population doit être égal au nombre de morts.

Dans un avenir pas si lointain, c’est la catastrophe. La Terre est recouverte d’une fumée hautement toxique, il n’y a presque plus de nourriture et les villes souffrent de surpopulation. Le gouvernement prends donc une décision : il ne pourras plus y avoir de naissance pendant une période de trente ans. Quiconque concevra, serra immédiatement abattu. Huit ans plus tard, Carol McNeil n’en peut plus, elle veut un enfant. À l’insu de son mari, elle fera alors exprès pour tomber enceinte et garder le bébé. Elle devra alors, avec l’aide de son mari qui apprendra éventuellement la vérité, mettre son enfant à terme et l’élever sans que personne ne découvre la vérité.

Le future imaginé pour ZPG: Zero Population Growth est un monde aseptisé, calme et résiliant, en d’autre mots : plate ! Il est assez comique de réaliser que la seule chose plus plate que l’univers créé pour ce film est le long métrage lui-même ! Avec sa première réalisation, Micheal Campus ne démontre aucun talent particulier. L’histoire et la série d’événements qu’il dépeint est d’un ennui mortel. Ses images sont endormantes. Tout semble aseptisé, autant ses acteurs, que ses décors ou que sa réalisation peut mouvementée. Pour mettre un peu d’entrain dans mon visionnement, j’ai mis la fonction avance rapide sur mon DVD, juste assez pour que les images avancent plus vite sans que je perde le fil. Sinon, je n’aurais pu être capable de passer au travers à une vitesse normale.

Mais ce dont on se fou éperdument, ce sont les personnages et ce qu’il leur arrive. Le scénario de Frank De Felitta et Max Ehrlich est minable. Leurs personnages n’ont aucune profondeur, aucune âme. On ne croit pas une minute à ce qui arrivent aux protagonistes et on ne peut que s’en moquer profondément. De plus, le scénario est bourré d’incongruités et de choses impossibles. Le seul élément que De Felitta et Ehrlich ont réussi, est une parti de la finale. Deux des amis proches des McNeil découvre l’existence du bébé. Ils viendront alors souvent le visité et prendront le petit en affection, un peu trop. Ils menacent alors leurs amis de leurs donner le bébé, sinon ; ils les dénonceront et mourront tout les trois. Même si ce segment est tiré par les cheveux, c’est quand même écrit avec assez de justesse pour que l’on haïsse les deux antagonistes avec une rage venimeuse.

Évidemment, avec des personnages à jouer comme cela, les acteurs ne peuvent pas faire de miracle. Pire même, ils le savent et cela parait dans la façon dont ils les jouent. Oliver Reed ( The Curse of the Werewolf, House of Usher ) et Geraldine Chaplin ( la fille du célèbre Charlie Chaplin ) livrent des performances dénuées de saveur, ennuyantes et tristes.

Grâce à ce film, j’ai pu me coucher moins con ce soir en apprenant l’existence du mouvement Zero Population Growth ! Cependant, j’ai aussi perdu une précieuse heure et demie et usé un peu trop mon bouton d’avance rapide sur ma télécommande. Décidément un film à remettre aux oubliettes.

  • Dominic Paulhus

  • • Zéro Population (version française/France)

     

    Children of Men (2006)
    Twelve Monkeys (1995)

     

     
     


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